Nancy B.-Pilon

 

 

… est enseignante en éducation physique mais pense se réorienter en Enseignante du français au secondaire /Éditrice / Chroniqueuse / Auteure à succès et Super héros (mais sans collant parce que, sérieux, c’est pas vraiment confortable).

 

Champs d’intérêt:

  • Les livres, les auteurs et les mots
  • La musique
  • La compétence disciplinaire “Adopter un mode de vie sain et actif”
  • Les choses qui font rire
  • Les voyages
  • Les gens et ce qu’ils sont

 

Expérience

  • Pigiste :MSN.ca, sweetspotQC.ca, Enfance à Coeur, etc. (2011 à auj)
  • Chroniqueuse et panéliste pour le Canal M (2011 à auj)
  • Critique littéraire pour le défunt Webzine SoundbeatMag (2008-2011)
  • Community Manager pour Décover Magazine (2009-2010)
  • Bloguer sa vie (2008 à maintenant)
  • Le poisson en croûte d’épice
  • Enseigner

 

 

4 Commentaires to “Nancy B.-Pilon”

  • Ce cher P.

    ..Suite à “L’amour aveugle…”
    Généralement, le matin, je ne lis pas les nouvelles, les journaux, les articles. Je préfère siroter un petit café tout en écoutant les gens et en les observant. Il y en a toutefois un, ce matin, qui m’a regardé et m’a gentiment demandé de le parcourir. L’amour aveugle… sympathique. La notion du deuxième rendez-vous m’a fait sourire. N’est-ce pas le plus beau, le second… La comparaison du monde du sud à l’Inuk m’a plu. Il n’y a nulle part ailleurs que dans ce monde du sud où j’ai pu me sentir autant envahi de monde tout en ayant curieusement un si grand sentiment de solitude. Un sourire est difficilement échangeable. Parfois une simple salutation n’ouvrira comme porte qu’un regard inquiet. Ceci dit une fois passé cette barrière et lorsque l’on parvient à percer la barrière, il reste la marche de l’impression. Ici je n’entends pas la bonne impression ni l’impression papier, mais plutôt l’impression avec un grand I, impressionner. On se dit qu’une seconde une minute et un lot non calculable de flafla sera l’élément déclencheur, l’instant qui fera dire “oui j’apprends à le découvrir” ou “Qu’est-ce que c’est ça? Eurk!”… Et tout n’est point gagné cette étape franchie. Ho! Non, l’ère du “utilisé jeté” est encore à nos portes aux dépends du “bien choisir, bien découvrir, bien chérir et bien vieillir.” Je ne suis pas au-dessus de tout ça, on m’y a pris aussi, le sud m’a transformé un peu. Je fus un de ceux qui s’est déjà dit: “Je suis rendu où je veux et j’ai celle espérée.” Pourtant le sud m’a fait refléter que je pourrais peut-être avoir mieux. La simplicité, un terme en voie de disparition… J’y crois encore, mais ce sera probablement plus ardu. Est-ce vraiment le nord la solution? Oui ou non peu importe, il y a là quelque part ce qui est fait pour nous. Peut-être enfilerai-je mes bottes et partirai vers le nord. Qui sait? L’équilibre se trouvera peut-être à mi-chemin. Finalement, ce n’est peut-être pas l’amour qui est aveugle, mais plutôt nous qui ne le voyons pas quand il passe.
    C’est comme cette vieille dame que je croyais un peu fêlée. Cette douce sage, après avoir pris le temps de l’écouter, qui m’a quelque peu ouvert les yeux un jour quand elle m’a racontée… hum.. Non pas encore, pas cette fois, je crois qu’il est plutôt le moment de m’arrêter… Qui sait? Peut-être y reviendrai-je.

  • Ce cher P.

    « Câline de blues »… Bonne chronique. Juste à point pour entamer la suite du commentaire précédent… Je parlais d’une certaine rencontre avec une dame qui m’avait ouvert les yeux sur certains trucs. En fait, c’est le déchirement entre deux réalités qui m’a touché le plus. J’allais essayer de raconter l’histoire à sa façon, mais sincèrement je ne m’en crois malheureusement pas capable. Il manquerait sa personnalité. Parfois, il vaut mieux ne pas tenter de reproduire ces moments. Alors j’essaierai d’en raconter un peu à ma façon…
    Voilà plusieurs années, la dame âgée habitait la campagne lointaine. Elle et son homme n’avait pas grands moyens. Plusieurs fois par mois son homme devait s’engouffrer dans le bois à la recherche de gibier qu’il offrait, fièrement, à sa bien-aimée. C’est même ainsi qu’il avait gagné son cœur. Les fleurs avaient bien sur la côte, mais s’était sa façon à lui de lui montrer qu’il pouvait bien s’en occuper. Le lièvre était le met favoris de la vieille dame et ça l’homme s’en rappelait. La dame était ravie de pouvoir manger aussi frais et de voir son homme pouvoir attraper de ses mains leur nourriture. Même que la première fois qu’il lui rapporta un lièvre, elle se mit à crier et à pleurer en le voyant…Bon, c’est là que l’homme comprit qu’il devait le dépecer et le nettoyer avant de lui présenter… Le deuxième lièvre qu’il lui apporta la rendit tellement heureuse et souriante que l’homme se sentait comme un héros, fier devant elle. Quel festin fut ce premier lièvre. Une fois par semaine, l’homme partait en forêt et ne rentrait pas tant que le gibier ne fut attrapé et s’il apercevait un lièvre c’était sa première cible. Les semaines, les mois les années passèrent. Pourtant, depuis quelques temps, l’homme n’y prenait plus plaisir. Sa femme le sentait et aurait voulue l’aider mais elle ne trouvait pas les mots. Cette fois, il ne portait presque plus attention aux animaux qui couraient autour de lui. Il regardait ici et là en tentant de trouver quelque chose qui lui manquait, ce petit quelque chose qui l’allumait auparavant et qui semblait s’être éteint depuis. La forêt ne lui semblait plus la même et chaque fois qu’il trébuchait sur une branche, il la maudissait. Pour la première fois, il rentra sans gibier, bredouille. Quand il mit les pieds à la maison, la dame resta bouche bée et elle ne pus se retenir de passer un commentaire sur l’absence de gibier. Après milles explications, il s’excusa et lui dit qu’il semblait avoir perdu le tour, perdu l’envie. Ils cherchèrent alors une solution. Après mure réflexion, la dame lui proposa d’élever des poules et des lièvres. Ils se mirent donc à l’élevage et une nouvelle passion s’éveilla en l’homme et sa dame. On ramassait les œufs, on s’occupait des poules, bâtissait des poulaillers, entretenait la ferme… Ils se mirent même à vendre des œufs et un peu de lièvres à quelques amis du village. Un petit commerce se développa et ils prirent plaisir à jouer aux hommes et femme d’affaire. Passèrent les semaines, les mois et les années. Après quelques années, ce couple avait de plus en plus de difficulté à se lever pour tout le boulot que ça exigeait. Ils n’avaient même plus le temps d’aller se promener en forêt ou d’aller à la chasse tellement ils étaient occupés. Un jour, la dame tomba malade et ils décidèrent que s’en était trop, qu’ils avaient un rythme de vie trop exigeant. À l’aube, l’homme décida d’aller en forêt et de chasser. En se promenant, la flamme réapparu et il revoyait la forêt qu’il avait tant aimé. Il comprit alors. Il courra auprès de sa femme et lui expliqua son raisonnement. Elle sourit. Ils décidèrent de diminuer la grosseur de leur commerce et de s’obliger à prendre du temps pour aller en forêt de temps en temps. À partir de ce jour, ils se tinrent loin de la maladie, de l’ennui et du stress…
    C’est parfois en combinant les bons éléments de situations extrêmes qu’on arrive à rester équilibré et qui nous permet d’apprécier encore et encore ce qui nous allume, ce qui nous fait sentir bien. Alors voilà, le déchirement entre deux endroits peut sembler difficile, mais peut-être qu’une trop longue habitude ferait aussi disparaître l’attrait. Cultiver le bon des deux et peut-être emmener un peu de l’un dans l’autre et de l’autre dans l’un… Définitivement long ce commentaire…. Une suite? Selon l’inspiration…

  • Nancy

    Dois-je comprendre que la fin de mon contrat au Métro a eu raison de ce Cher P. ?

  • Ce Cher P.

    Un revenant?…
    .. L’absence, le silence, la pause, le manque d’inspiration, la course contre le temps, mais surtout pas l’abandon…
    J’ai presque commenté « la vie d’adulte » J’en ai 34 et on me dit encore « un moment donné tsé » mais j’ai figé à la question… c’est quoi être adulte.
    J’ai donc mis de côté celui-là. Par la suite, j’ai tenté l’abstinence, quitte à écrire quelque chose vide de sens. Mais dans le fond pourquoi pas. Souvent le silence et le non-sens ont été source de compréhension de problèmes les plus complexes que j’ai pu rencontrer… Pourtant, si je suis la logique, si logique il y a, de mon dernier commentaire, avoir continué de façon ponctuelle à commenter sur un sujet inspiré de votre inspiration étalée aurait pu avoir un effet indésirable. J’aurais pu tomber dans la monotonie du répétitif et possiblement y perdre le possible petit questionnement ou intérêt qui aurait pu effleurer votre esprit quant à mes commentaires. Mais un sourire s’esquisse alors que je constate un commentaire sur les mots de ce Cher P. Est-ce que la fin de contrat aura eu raison de ce Cher P. surement pas. Bien sur les chroniques m’inspiraient un échange de texte et oui, il y a eu un vide entre le dernier commentaire et cet instant. Long ou court un temps est passé. Et comme le temps n’est pas le même pour tous, peut-être a-t-il été pour moi court, un simple instant.
    Comment était perçu le temps là-bas. Comment il est maintenant? Pour ma part j’en suis à cette réflexion ces temps-ci. Entre les « je n’ai pas le temps », « je dois prendre le temps », « je dois arriver à temps », « j’aime ça de temps en temps » je me rends compte que l’on considère un peu trop celui qui est passé et celui qui s’en vient mais qu’on n’apprécie pas toujours le moment présent.
    Le sud m’appelle. J’y serai sous peu, pour quelques jours. Le travail m’y porte et j’ai hâte de le revoir, mais je me souviens comment j’ai eu un choc « du temps » à mon dernier retour. Il y a cela de beau aux voyages ou aux découvertes. Loin du tout inclus mais prêt de la vraie vie. J’aime m’imprégner du rythme des gens des endroits où je me rends. Il y a toujours un choc qui m’assaille à mon retour. Curieusement je vois tellement les gens courir à mon retour. Mais il ne me faut alors que quelques instant et je m’y replonge tout autant. Peut-être la vie loin au nord là-bas a créé le même sentiment? J’ai eu cette crainte à mon retour. Cette crainte de ne plus être capable de courir comme un fou sans trop savoir où j’allais. Cette crainte de ne plus être capable de dire « je n’ai pas le temps », cette inquiétude de me sentir à l’écart et de continué à être étourdi. Mais je me trompais. On s’y habitue. Et curieusement c’est quelqu’un plutôt étrange et d’une naïveté quelque peu déconcertante qui m’a fait réaliser que finalement ce n’était peut-être pas néfaste de me sentir de cette façon. Simplement, pour l’instant j’en ai assez écrit. L’inspiration revient doucement. Ce bref voyage m’aidera surement. Je repasserai donc fort probablement…dans un instant. Enfin, dans beaucoup moins longtemps … Je reviens toujours avec une curieuse histoire de ces moments… Comme cette fois où…

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